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Agnès MONNET
ARTISTE PEINTRE FRANÇAISE CONTEMPORAINE - COTÉE AKOUN - MDA ET ADAGP - LYON FRANCE
CHUUUT!

CHUUUT !
Œuvre originale
Hommage à David Bowie
Huile sur toile 116 x 142 cm
Au centre, Bowie tardif, mature, le doigt sur les lèvres, le geste du secret partagé. Tout autour, ses autres visages : Ziggy aux cheveux de feu, le Thin White Duke, Aladdin Sane et son éclair, le jeune Bowie aux yeux pâles. Les bandes verticales rouges traversent la composition, scandant la multiplicité comme autant de fenêtres ouvertes sur ses identités successives.
Hommage à David Bowie
Huile sur toile 116 x 142 cm
Au centre, Bowie tardif, mature, le doigt sur les lèvres, le geste du secret partagé. Tout autour, ses autres visages : Ziggy aux cheveux de feu, le Thin White Duke, Aladdin Sane et son éclair, le jeune Bowie aux yeux pâles. Les bandes verticales rouges traversent la composition, scandant la multiplicité comme autant de fenêtres ouvertes sur ses identités successives.

Bowie ne dit pas chut au monde. Il nous prend à témoin. Comme si, depuis le centre de toutes ses incarnations, il nous adressait un signe complice : ne dites rien, regardez seulement. Le silence demandé n'est pas censure : c'est l'attention que mérite ce qui ne se laisse pas saisir.
Une vie entière à mettre à jour ses facettes. Bowie a fait de son existence l'œuvre même : chaque personnage : Ziggy, Aladdin Sane, le Thin White Duke, et tous les autres : n'était pas un masque mais une personnalité véritable, une part de lui assumée, rendue visible, incarnée jusqu'au bout. Là où chacun de nous porte ses multiples en silence, lui a osé les vivre. Il a montré que nous sommes tous multiples, et que cette pluralité n'est pas un mensonge sur soi, elle est notre authenticité même.
Une vie entière à mettre à jour ses facettes. Bowie a fait de son existence l'œuvre même : chaque personnage : Ziggy, Aladdin Sane, le Thin White Duke, et tous les autres : n'était pas un masque mais une personnalité véritable, une part de lui assumée, rendue visible, incarnée jusqu'au bout. Là où chacun de nous porte ses multiples en silence, lui a osé les vivre. Il a montré que nous sommes tous multiples, et que cette pluralité n'est pas un mensonge sur soi, elle est notre authenticité même.

Une fragmentation temporelle. Cette œuvre ne fragmente pas Bowie par le digital, comme les autres de la série : elle le fragmente dans le temps. Chaque visage qui l'entoure est un moment de sa vie, une mue, une vérité d'alors. Et pourtant, au centre, demeure un homme, un seul. La leçon de Bowie est là, fulgurante : on peut être infiniment multiple et n'être qu'un. Nos facettes ne nous divisent pas, elles nous composent.

Chuuut ! Le titre fait le geste qu'il nomme. Trois u qui étirent le souffle, comme une expiration de complicité. Bowie nous demande le silence, pour mieux entendre, en nous, toutes les voix que nous portons.
UNE QUESTION ?
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