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Finaliste des Artiade à Valencia, pour la seconde fois

Je viens d’apprendre que je suis finaliste des "Artiade" à Valencia. Trois de mes œuvres ont été retenues.


C’est la seconde fois que cela m’arrive, après New York en 2024 où j’étais finaliste pour la France. Et pourtant, cette fois-ci me touche différemment.


Ce qu'est "Artiade"


Artiade est présenté comme les Jeux Olympiques de l’art. La formule est jolie mais elle dit surtout ceci : il s’agit d’une sélection internationale, où des artistes venus de nombreux pays sont retenus par un jury.

Ce qui compte, dans mon cas, c’est la manière dont cette sélection se fait.


La sélection à l’aveugle

Le jury ne sait pas qui il regarde. Pas de nom, pas de parcours, pas de galerie, pas de cote. Uniquement les œuvres. Je voudrais expliquer pourquoi cela a de l’importance pour moi.


Dans le monde de l’art, une part considérable des décisions se prend sur autre chose que le travail lui-même : le réseau, la représentation, la visibilité, ce que l’on sait déjà de vous. On finit par ne plus savoir si l’on est retenu pour ce que l’on peint ou pour ce que l’on a déjà obtenu.


Une sélection à l’aveugle supprime cette question. Ce qui est passé devant le jury, ce sont des toiles, rien d’autre. Elles ont tenu seules. Et le fait que cela se produise une seconde fois, dans une autre édition, devant un autre regard, écarte l’hypothèse du hasard. C’est ce qui me rassure le plus dans cette nouvelle : deux jurys différents, qui ne savaient pas qu’ils regardaient la même artiste, sont arrivés à la même conclusion.



Trois œuvres, et un retour à l’origine


À New York, la sélection portait sur mon travail de portrait fragmenté à l’huile.


Cette fois, ce sont trois œuvres qui ont été retenues, et elles ne relèvent pas toutes du même médium : le collage y figure aux côtés de la peinture. Et c’est peut-être ce qui me touche le plus dans cette sélection.


Parce que le collage n’est pas une expérimentation tardive dans mon parcours. C’est le commencement. Mon tout premier portrait fragmenté, je l’ai réalisé en collage, à l’école d’art. Bien avant la peinture à l’huile, bien avant de savoir que je passerais des années à formuler ce que je faisais là.


Tout est parti d’un geste très simple : découper, décaler, recomposer. Interrompre un visage pour voir ce qui apparaît dans l’interruption. La peinture est venue ensuite, pour reprendre ce geste avec d’autres moyens et l’emmener plus loin. Mais la question posée était déjà là, entière, dans ce premier collage d’étudiante.


Voir aujourd’hui un jury international retenir les deux médiums côte à côte, sans savoir qu’il regardait la même artiste, revient à valider la cohérence d’un chemin qui n’a jamais dévié depuis l’école. J’ai mis des années à comprendre que je n’avais pas changé de sujet — j’avais seulement changé d’outil.



Valencia, à une date encore inconnue


L’événement se tiendra à Valencia, en Espagne.

La date n’est pas encore fixée : elle est en attente de confirmation par l’organisation. Je la communiquerai ici dès que je l’aurai.


En attendant : Il y a quelque chose d’étrange à annoncer une nouvelle dont on ne connaît pas encore la suite. Mais je préfère partager les choses au moment où elles arrivent, avec leur part d’incertitude, plutôt que de tout raconter après coup une fois lissé. Pour être prévenu de la date dès qu’elle sera connue, inscrivez-vous à ma newsletter.

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